En France, le calcul d’un rachat d’assurance-vie consiste à déterminer la part de capital et la part de gains comprise dans la somme retirée. Seuls les produits réalisés sont susceptibles d’être imposés, tandis que la fraction correspondant aux versements effectués par le souscripteur n’est pas considérée comme un revenu imposable.
Le calcul de la part de gains reprend la formule fiscale du BOFiP : montant du rachat − [primes restant fiscalement à rembourser × (montant du rachat / valeur totale du contrat)]. Pour des rachats partiels antérieurs, renseigner uniquement les primes qui n'ont pas déjà été remboursées en capital.
BOFiP – formule officielle du calcul d'un rachat partiel Ministère de l'Économie – fiscalité de l'assurance-vieType : rachat partiel laissant le contrat d'assurance-vie ouvert.
Formule : montant du rachat − [primes restant fiscalement à rembourser × montant du rachat ÷ valeur totale du contrat].
Exemple : contrat valorisé 50 000 €, avec 40 000 € de primes restant à rembourser et retrait de 10 000 €.
Capital compris dans le retrait : 40 000 × 10 000 ÷ 50 000 = 8 000 €.
Gains compris dans le retrait : 10 000 − 8 000 = 2 000 €.
Fiscalité : les 10 000 € ne sont donc pas intégralement imposables. Seuls les 2 000 € de gains entrent dans l'assiette fiscale.
Résultat : 8 000 € de capital + 2 000 € de gains
BOFiP – formule fiscale officielleType : retrait de la totalité de la valeur du contrat et clôture définitive de l'assurance-vie.
Calcul : pour un rachat total simple, le gain correspond à la différence positive entre la valeur versée au souscripteur et les primes restant fiscalement à rembourser.
Exemple : contrat de 80 000 € pour 60 000 € de capital fiscal restant : la plus-value totale est de 20 000 €.
Fiscalité : le montant de 60 000 € correspondant au capital n'est pas imposé à l'impôt sur le revenu.
Conséquence : contrairement au rachat partiel, le rachat total entraîne la fermeture du contrat et la perte de son ancienneté fiscale.
Résultat : Valeur du contrat − capital fiscal restant
Impots.gouv.fr – assurance-vie et rachatsType : rachat sur un contrat de moins de huit ans pour des gains provenant de primes versées depuis le 27 septembre 2017.
Impôt sur le revenu : taux forfaitaire de 12,8 % sur les gains concernés, sauf option globale pour le barème progressif.
Prélèvements sociaux : 17,2 % sur les produits concernés qui n'ont pas déjà supporté ces prélèvements selon les règles du support.
Référence globale : le PFU est couramment présenté à 30 %, soit 12,8 % d'impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux.
Exemple : 2 000 € de gains retirés donnent théoriquement 256 € d'impôt et jusqu'à 344 € de prélèvements sociaux, soit 600 € au total.
Taux : 12,8 % IR + 17,2 % PS
Économie.gouv.fr – fiscalité avant huit ansType : rachat partiel ou programmé sur un contrat ayant au moins huit ans.
Personne seule : abattement annuel de 4 600 € sur la part de gains comprise dans les rachats.
Couple : abattement annuel de 9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à une imposition commune.
Attention : l'abattement s'applique aux gains et non au montant total retiré.
Tous contrats : il s'apprécie globalement pour l'ensemble des contrats d'assurance-vie du foyer au cours de la même année fiscale.
Prélèvements sociaux : l'abattement de 4 600 € ou 9 200 € concerne l'impôt sur le revenu et n'efface pas les prélèvements sociaux.
Abattement : 4 600 € seul / 9 200 € couple
AFER – calcul de l'abattement assurance-vieType : fiscalité applicable aux gains correspondant aux versements effectués depuis le 27 septembre 2017 lorsque les conditions du taux réduit sont remplies.
Abattement : déduire d'abord l'abattement annuel encore disponible de 4 600 € ou 9 200 €.
Impôt : la part taxable restante peut bénéficier du taux de 7,5 %.
Prélèvements sociaux : 17,2 % dans les conditions applicables à l'assurance-vie.
Exemple : célibataire retirant 6 000 € de gains après huit ans avec abattement totalement disponible : seulement 1 400 € restent soumis à l'impôt sur le revenu.
IR indicatif : 1 400 × 7,5 % = 105 €.
Taux : 7,5 % après abattement + prélèvements sociaux
Impots.gouv.fr – fiscalité après huit ansType : contrat de plus de huit ans avec primes versées depuis le 27 septembre 2017 et seuil global dépassant 150 000 €.
Seuil : les 150 000 € sont appréciés globalement sur les contrats concernés du contribuable selon les règles fiscales.
Calcul : le dépassement du seuil ne signifie pas nécessairement que tous les gains sont imposés à 12,8 %.
Répartition : une fraction des gains peut relever du taux de 7,5 % et une autre du taux de 12,8 %.
Conséquence : le calculateur ci-dessus affiche donc une fourchette lorsque l'option « primes globales supérieures à 150 000 € » est sélectionnée.
Calcul exact : l'assureur dispose de la ventilation fiscale nécessaire entre les différents compartiments du contrat.
Condition : Ventilation 7,5 % / 12,8 % nécessaire
Économie.gouv.fr – seuil global de 150 000 €Type : contrat ayant déjà subi un ou plusieurs retraits partiels.
Erreur à éviter : ne pas réutiliser systématiquement la totalité des versements historiques dans la formule.
Règle fiscale : le BOFiP indique que les primes prises en compte sont celles qui n'ont pas déjà été remboursées sous forme de capital lors des rachats précédents.
Exemple : si 50 000 € ont historiquement été versés mais que 8 000 € de capital ont déjà été récupérés, la base de primes restant à rembourser est de 42 000 € avant nouveaux versements éventuels.
Calculateur : renseigner cette valeur résiduelle dans la case « Primes restant à rembourser ».
Condition : Déduire le capital déjà remboursé
BOFiP – rachats partiels successifsType : assurance-vie dont la valeur actuelle est inférieure aux primes restant fiscalement à rembourser.
Exemple : 50 000 € versés restant fiscalement à rembourser mais contrat valorisé seulement 45 000 €.
Rachat : le calcul peut mathématiquement produire une part de gains négative.
Fiscalité : la base de produits imposables ne devient pas négative : elle est ramenée à zéro.
Rachat partiel : l'administration prévoit également une règle de plafonnement de la part des primes remboursées pour les contrats en perte.
Calculateur : lorsqu'il détecte cette situation, il affiche automatiquement zéro gain imposable.
Situation : Pas de gain = pas d'impôt sur les gains
BOFiP – rachat d'un contrat en pertePlateforme : BoursoBank met à disposition de ses clients un simulateur directement dans la rubrique « Rachats » du contrat d'assurance-vie.
Type : simulation d'un rachat partiel avant validation de l'opération.
Calcul : le service estime notamment la fiscalité applicable au retrait demandé à partir des données réelles du contrat.
Avantage : le simulateur connaît la répartition fiscale du contrat, contrairement à un calcul générique effectué uniquement avec la valeur actuelle et les versements.
Condition : être titulaire d'un contrat d'assurance-vie concerné et se connecter à son espace client.
Valeur : BoursoBank précise que le résultat fourni est indicatif et non contractuel.
Outil : Simulation avec les données réelles du contrat
BoursoBank – calcul de la fiscalité d'un rachatPlateforme : AFER publie les règles détaillées permettant de comprendre le calcul des produits imposables lors d'un rachat.
Type : rachat partiel, total ou programmé.
Principe : seule la part correspondant aux produits ou gains comprise dans la somme retirée est fiscalisée.
Avant septembre 2017 : les règles peuvent inclure les anciens prélèvements forfaitaires libératoires selon l'âge du contrat et la date des primes.
Depuis septembre 2017 : les règles du PFU et du seuil global de 150 000 € s'appliquent aux gains correspondant aux nouvelles primes.
Après huit ans : AFER rappelle l'abattement annuel de 4 600 € ou 9 200 €.
Outil : Explications fiscales détaillées
AFER – fiscalité et calcul du rachat AFER – rachat partiel et totalPlateforme : Fortuneo détaille le calcul de la fiscalité applicable à ses contrats d'assurance-vie.
Type : rachat partiel ou rachat total.
Avant huit ans : pour les produits issus des primes depuis le 27 septembre 2017, le taux forfaitaire d'impôt est de 12,8 %, auquel s'ajoutent les prélèvements sociaux applicables.
Après huit ans : le taux de 7,5 % peut s'appliquer dans les conditions prévues, avec l'abattement annuel.
Anciennes primes : Fortuneo distingue également les versements réalisés avant le 27 septembre 2017, pour lesquels les anciens régimes fiscaux restent pertinents.
Utilité : permet de comparer le choix entre retrait partiel, retrait total et maintien de l'ancienneté fiscale du contrat.
Outil : Tableaux fiscaux selon date et ancienneté
Fortuneo – fiscalité de l'assurance-vie Fortuneo – calculer la fiscalité d'un rachatPlateforme : Linxea explique le calcul fiscal et les modalités pratiques du retrait d'une assurance-vie.
Type : principalement rachat partiel ou total des contrats distribués par Linxea et assurés par différents assureurs.
Calcul : le montant retiré comprend une fraction de capital et une fraction de gains déterminées proportionnellement.
Fiscalité : la fraction de gains dépend ensuite de l'âge du contrat, de la date des versements et de l'abattement disponible.
Délais : ils varient selon le contrat et l'assureur ; certains contrats Linxea proposent des rachats particulièrement rapides ou instantanés sous conditions.
Condition : utiliser les données fiscales réelles communiquées par l'assureur lorsqu'il existe déjà des rachats ou plusieurs catégories de primes.
Outil : Calcul et récupération de l'épargne
Linxea – récupérer l'argent d'une assurance-vieType : calcul nécessaire lorsqu'il y a plusieurs rachats pendant la même année.
Exemple personne seule : abattement annuel de 4 600 €. Si un premier rachat a déjà généré 3 000 € de gains bénéficiant de l'abattement, il ne reste plus que 1 600 €.
Nouveau rachat : si celui-ci comprend 2 000 € supplémentaires de gains, 1 600 € sont couverts par l'abattement et 400 € restent soumis à l'impôt sur le revenu.
Couple : même logique avec l'abattement global de 9 200 €.
Tous contrats : il faut tenir compte des gains retirés sur les autres contrats d'assurance-vie du foyer pendant la même année.
Calculateur : renseigner les gains ayant déjà consommé l'abattement dans la case prévue en haut de l'outil.
Condition : Abattement annuel commun aux rachats du foyer
AFER – fonctionnement de l'abattementLorsqu’un souscripteur retire une partie de son épargne, il ne choisit pas de récupérer uniquement son capital ou uniquement ses intérêts. Le rachat est composé proportionnellement des deux. La fiscalité dépend ensuite de la part de gains incluse, de l’ancienneté du contrat et de la date des versements.
Avant toute opération, il faut connaître la valeur totale du contrat au moment du retrait. Cette valeur correspond au capital encore investi, augmenté ou diminué des performances enregistrées. Elle peut donc être supérieure aux versements réalisés lorsque le contrat a généré des gains, ou inférieure en cas de pertes.
Le calcul tient également compte du total des primes versées qui n’ont pas déjà été récupérées lors de précédents rachats. Après plusieurs retraits partiels, le montant de capital encore considéré comme investi diminue. Cette donnée est essentielle pour déterminer précisément la part taxable du nouveau rachat demandé.
Pour un rachat partiel, la part imposable peut être calculée en soustrayant du montant retiré la fraction de capital correspondant aux versements encore investis. Cette fraction est proportionnelle au rapport entre le montant du rachat et la valeur totale du contrat au moment de l’opération.
La formule couramment utilisée est la suivante : gains imposables = montant du rachat − [versements restant investis × montant du rachat ÷ valeur totale du contrat]. Le résultat correspond à la part de produits comprise dans le retrait, avant application éventuelle des abattements fiscaux et prélèvements sociaux.
Si un contrat vaut 100 000 euros, comprend 80 000 euros de versements encore investis et qu’un rachat de 20 000 euros est demandé, la fraction de capital récupérée est de 16 000 euros. La part de gains comprise dans le retrait est donc de 4 000 euros.
Dans l’exemple précédent, les 16 000 euros correspondant au capital initialement versé ne constituent pas un revenu imposable. Seuls les 4 000 euros de gains peuvent être soumis à l’impôt et aux prélèvements sociaux selon l’âge du contrat et les règles applicables aux versements concernés.
Lors d’un rachat total, le contrat est entièrement clôturé. La part de gains correspond alors, en principe, à la différence entre la valeur totale récupérée et les versements nets encore pris en compte. Cette plus-value globale sert ensuite de base aux prélèvements fiscaux applicables au dénouement complet.
Un contrat détenu depuis moins de huit ans ne bénéficie pas du même régime qu’un contrat plus ancien. L’âge est calculé depuis la date d’ouverture. Le montant brut du retrait reste calculé de la même manière, mais l’impôt applicable aux gains peut différer sensiblement selon cette ancienneté.
Lorsque le contrat a au moins huit ans, un abattement annuel s’applique aux produits compris dans les rachats. Une personne seule bénéficie d’un abattement de 4 600 euros, tandis qu’un couple soumis à imposition commune dispose d’un abattement global de 9 200 euros sur les gains retirés.
Un rachat de 20 000 euros ne consomme pas nécessairement 20 000 euros d’abattement. Seule la fraction correspondant aux intérêts ou plus-values est concernée. Si ce retrait contient 4 000 euros de gains, seul ce montant est comparé à l’abattement annuel disponible pour déterminer la part imposable.
L’abattement après huit ans est annuel et global pour l’ensemble des contrats concernés du foyer fiscal. Il ne se renouvelle donc pas à chaque retrait. Plusieurs rachats effectués durant la même année doivent être additionnés afin de déterminer la totalité des gains ayant utilisé l’abattement disponible.
Les primes versées avant et après certaines réformes fiscales peuvent relever de régimes différents. Un contrat ancien peut donc contenir plusieurs compartiments fiscaux. Lors d’un rachat, les gains doivent parfois être répartis entre ces compartiments avant d’appliquer le taux correspondant à chaque catégorie de versements.
Pour les versements relevant du régime actuel, les produits retirés avant huit ans peuvent notamment être soumis à un prélèvement forfaitaire de 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu. Après huit ans, un taux réduit peut s’appliquer sur une partie des gains, selon les seuils prévus.
Après huit ans, la fiscalité des gains issus de versements récents dépend notamment d’un seuil global de 150 000 euros de primes apprécié pour le contribuable sur ses contrats concernés. La fraction correspondant aux primes situées sous ou au-dessus de ce seuil peut être imposée différemment.
Les gains d’une assurance-vie supportent également des prélèvements sociaux. Pour les contrats ordinaires, le taux global de référence reste de 17,2 %. Selon les supports détenus, ces prélèvements peuvent avoir été acquittés progressivement ou être prélevés au moment du rachat sur la fraction concernée.
Pour estimer le montant réellement disponible après un rachat, il faut partir de la somme brute demandée puis calculer la part de gains, l’abattement éventuel, l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux encore dus. Le capital retiré reste, lui, extérieur à la base imposable.
Sur certains supports sécurisés, les prélèvements sociaux sont généralement prélevés au fur et à mesure de l’inscription des intérêts. Lors d’un rachat, il faut donc éviter de les compter une seconde fois. Le calcul exact dépend de l’historique du contrat et de la répartition entre supports.
Sur des supports dont la valeur varie avec les marchés, la valeur de rachat peut être supérieure ou inférieure aux sommes investies. Une baisse des supports réduit les gains et peut même produire une moins-value globale. Dans ce cas, la base imposable peut être faible ou inexistante.
Après un premier rachat partiel, une partie des versements initiaux est considérée comme récupérée. Les versements restant investis doivent donc être recalculés avant chaque nouveau retrait. Utiliser à nouveau le montant initial total des primes conduirait à sous-estimer artificiellement la part de gains imposables.
Le montant brut correspond à la somme demandée avant fiscalité. Le montant net correspond à ce qui reste après les éventuelles retenues. Une simulation utile doit afficher séparément capital récupéré, gains compris dans le retrait, abattement disponible, impôt estimé et prélèvements sociaux restant éventuellement à payer.
Pour un contrat ancien, répartir plusieurs retraits sur plusieurs années peut permettre d’utiliser à nouveau l’abattement fiscal annuel. Cette stratégie peut réduire l’impôt sur les gains par rapport à un rachat important réalisé en une seule fois, lorsque les besoins de liquidités permettent d’étaler les retraits.
Un rachat ne produit pas seulement une conséquence fiscale immédiate. Il diminue également le capital qui reste investi et donc la capacité future du contrat à générer des rendements. Avant un retrait important, il faut comparer le besoin de liquidités avec la perte potentielle de capitalisation future.
En France, une bonne simulation de rachat consiste à connaître la valeur du contrat, les versements restant investis, le montant souhaité, la part de gains, l’ancienneté et le régime fiscal des primes. Ces éléments permettent d’estimer le montant net réellement reçu et de choisir entre retrait partiel et total.